L’écosystème des start-up en Afrique a entamé l’année 2025 avec beaucoup d’enthousiasme, avant de rencontrer quelques difficultés en mars. En tout, les jeunes entreprises du continent ont réussi à rassembler 460 millions USD par le biais de transactions d’au moins 100 000 USD.
La résilience des entreprises africaines
Cela représente une diminution de 5 % par rapport aux 486 millions USD du premier trimestre 2024. Alors que janvier a connu un essor avec près de 300 millions USD de financement, l’élan a commencé à faiblir. Février a enregistré 119 millions USD, tandis que mars n’a totalisé que 50 millions USD, un des plus bas scores mensuels depuis la fin de l’année 2020. Bien que la fin de l’année 2024 soit morose, le premier trimestre 2025 démontre une capacité de résilience atténuée par des obstacles persistants.
Le Togo à la suite du Big Four
Comme prévu, les « Big Four » – le Kenya, le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Égypte – ont accaparé 83 % du financement. Le Kenya, le Nigéria et l’Afrique du Sud ont tous obtenu à peu près 100 millions USD (soit 24 %, 24 % et 22 % du total), tandis que l’Égypte a perçu 61 millions USD (14 %).
Le Togo, un prétendant surprenant, se positionne dans le top 5 grâce à la levée de fonds de série B de 30 millions USD réalisée par Gozem. Un aspect positif dans un mois de mars plutôt tranquille. Cette concentration met en lumière l’attrait des pôles établis, même au cours d’un trimestre morose.
Pleins feux sur les secteurs : Fintech, énergie et logistique
La Fintech représente 46 % des fonds pour ce premier trimestre. LemFi (avec un financement de 53 millions USD) et Naked (ayant levé 38 millions USD) sont deux des financements les plus notables, soulignant l’attrait persistant du secteur.
Les start-up du secteur de l’énergie ont réalisé 18 %, reflétant l’appétit constant des investisseurs pour les solutions durables. Alors que la logistique et le transport ont progressé de 10 %, stimulés par des innovations telles que celle de Gozem. Ces trois domaines mettent en évidence les perspectives que les investisseurs présentent, même pendant une période de contraction du financement.
Regard vers l’avenir
Le mois de mars a peut-être déçu, mais le premier trimestre 2025 offre des leçons d’endurance. La domination des Big Four, l’avance de la fintech et le fossé entre les sexes en matière de financement sont des refrains familiers, mais le nombre constant de transactions témoigne d’une certaine vitalité.